Le SNEP-FSU garde le cap !

Nous nous sentons parfois déboussolé.es dans ce monde où nous devons nous adapter en permanence aux changements multiples et rapides, qu’ils soient politiques, sociaux, économiques ou climatiques. Chaque domaine impacte la société et l’école par contrecoup : les con-flits mondiaux pèsent sur les choix budgétaires, les choix d’agriculture ont une incidence sur la santé des populations, les « dossiers » révèlent des histoires glauques à l’échelle de la planète, la ges-tion des réseaux sociaux et leurs informations possiblement erro-nées, l’IA, etc.
Notre travail de professeur·e d’EPS s’inscrit aussi dans cette frénésie : succession de ministres à l’E.N., de réformes en lycées, LP et collège maintenant, impact de l’évolution climatique au travers des « ambiances thermiques » de nos gymnases, gestion des réseaux sociaux, sans oublier les réflexions sociétales qui continuent à questionner le rôle de l’école dans la reproduction des inégalités so-ciales : l’école est-elle encore l’ascenseur social de la République ? Quel rôle jouons-nous, en tant que professeur·e d’EPS, dans la reproduction des inégalités face à l’accès à la culture des APSA mais aussi des inégalités de genre, qui ont une importance considérable dans la vie future de nos élèves ?
Dans tout ça, l’école est-elle toujours un lieu de vivre ensemble serein pour nos élèves ? On peut en douter au regard des drames vécus par des collègues ces dernières années, et encore il y a peu par cette collègue brutalement agressée dans sa salle de classe par un élève de 14 ans.
Et pourtant, l’école publique est là, même de nouveau fragilisée par des suppressions de postes cette année, et nous sommes là, devant nos élèves qui ont besoin de repères de vie et pour qui nous sommes par la force des choses des adultes de référence.
Nos repères à nous ont clairement été redits par les collègues présent·es au congrès académique du SNEP-FSU en février dernier : les éléments positifs qui nous aident à vaincre les difficultés dans notre travail, que ce soit entre collègues ou avec les élèves, relè-vent bien sûr d’un travail indispensable sur les APSA, mais en ne perdant jamais de vue le collectif, l’humain et la justice sociale.
Le chacun·e dans son coin augmente le risque de fragilité face aux injonctions et aux mal-traitances hiérarchiques et isolent les élèves avec réseaux sociaux pas toujours bienveil-lants, le chacun·e pour soi renforce le risque d’isolement et les inégalités professionnelles, et pour les élèves un monde hostile, mais le collectif de travail dans le respect des valeurs de justice sociale rassemble et offre un visage serein aux élèves. Il donne envie de s’approcher et de progresser.
Les réflexions autour de notre profession nous ont permis de constater que si l’adaptation aux nombreux changements sont de vrais défis à relever, il nous a semblé incontournable de continuer à se rassembler autour des valeurs fondatrices syndicales du SNEP et de la FSU, et le progrès sera possible sans perdre nos repères, ni nos élèves !
Le SNEP-FSU garde son cap !
