ACTUALITÉ 22 mai 2026
Actualité 22 mai 2026
La fin d’une ère ?
La guerre en Iran confirme une transformation profonde de l’ordre mondial issu de la guerre de 39-45. Le droit international n’est plus respecté, le rôle de l’ONU est nié. Des multiples exemples le montrent, comme le génocide à Gaza et les attaques contre le Liban par Israël, l’attaque contre le Venezuela ou bien la tentative de déstabilisation des gouvernements progressistes en Amérique latine (“Hondurasgate”) par les USA.
Nous assistons à un monde « en voie de multipolarisation », où la Chine a une influence de plus en plus prépondérante sur la scène internationale, où des pays réunis dans les BRICS veulent s’émanciper du dollar.
De plus en plus de pays comme l’Espagne, l’Irlande (pour citer les premiers de la liste) commencent à montrer leur opposition à ce nouveau monde de barbarie où la seule loi qui prévaut, c’est celle imposée par le plus fort.
C’est à nous, citoyen.nes du Monde entier, d’agir et de montrer qu’un autre Monde (plus juste avec les personnes et la nature) est possible
Toujours les mêmes !
Les conséquences négatives de ces conflits sur le prix des carburants et du gaz en France (et sur l’inflation plus généralement) ne cessent de s’accroître.
Les compagnies pétrolières et notamment Total Energies profitent de la situation pour faire des profits records (près de 6 milliards d’euros de bénéfices au premier trimestre pour Total). Le gouvernement français, contrairement à ce qui se fait dans d’autres pays européens, refuse (à ce jour 16 mai) le blocage des prix des carburants, notamment en plafonnant les marges des raffineurs producteurs, comme TotalEnergies.
Le gouvernement Le Cornu continue à appliquer les vieilles politiques d’E. Macron, à savoir, peu ou pas d’impôts pour les grandes fortunes et grandes sociétés et coupes budgétaires sauvages sur les services publics et les droits des plus précarisé.e.s.
Le 21 avril, un plan de 6 milliards d’euros d’économies a été dévoilé : 4 milliards à gagner sur les dépenses de l’État, soit deux fois plus que prévu, et toujours 2 milliards en matière sociale.
Donc pour résumer, ce sont presque 6 milliards d’euros de plus pour TotalEnergies et… 6 milliards d’euros de moins pour nous !
(Dys)fonction publique
C’est donc dans ce contexte austéritaire que les services publics (déjà à l’os par les précédentes coupes budgétaires) se voient attaqués une fois de plus.
Des salaires gelés et des conditions de travail de plus en plus dures avec un contexte inflationniste qui mettent (très) à mal les agent.e.s. Cette austérité dégrade les services publics et ce sont les usager.e.s qui en pâtissent. Cela alors que nos services publics et la protection sociale sont les seuls moyens de vivre dignement et en sécurité dans cette société qui devient de plus en plus inégalitaire.
D’autres choix sont possibles !
Des propositions ont été portées pendant les débats budgétaires à l’assemblée (taxe Zucmann, taxation des superprofits, utilisation du crédit pour favoriser les entreprises qui embauchent, développement des services publics, …). Ces propositions ont été repoussées par les élu.e.s de droite et d’extrême droite alors qu’elles étaient soute-nues par la population.
Il nous faut porter nos propositions syndicales, issues de nos débats internes, montrer qu’elles sont crédibles et socialement efficaces, pour développer le soutien de l’opinion et poursuivre l’action pour la satisfaction de nos revendications pour l’EPS, l’école, le sport, les services publics, la protection sociale …
Pour avoir des services publics de qualité et sur tout le territoire, la mobilisation collective (des usager.e.s et des agent.e.s) est et restera nécessaire.
